lundi 23 septembre 2013

Le Chouf et sa réserve de cèdres

Dimanche midi, 2 amis viennent nous chercher pour nous emmener faire une ballade dans le Chouf et plus précisément dans la réserve naturelle des cèdres. Le cèdre est l'arbre emblématique du Liban et pourtant nous n'en avons pas encore vu.
Cette réserve se situant sur la montagne du Barouk, la route y menant est une route de montagne sinueuse en altitude. En route nous faisons un premier stop au joli village de Deir el Qmar. Deir el Qmar est à 900m d'altitude. C'est un village majoritairement chrétien où l'on trouve une église en pierre et une annexe de l'institut français. Il fut autrefois la capitale du Mont Liban sous le règne des émirs. 



la place de Deir el Qmar

Pour se mettre en appétit, nous goûtons un manouché à la viande puis nous arrêtons dans le village suivant où nous commandons un sandwich poulet. La taille des sandwich est aussi grande qu'aux Etats-Unis: la moitié me suffit, Thomas finira le reste!

Pour rejoindre la réserve de cèdre, il faut encore monter des routes très escarpées. A mesure que nous montons, l'air se rafraîchit et une brume apparaît. A l'entrée du parc, il y a quelques voitures, peut-être 5. L'entrée est à 7000 livres par personne.  Un chemin de randonnée aménagé mène vers les cèdres. On trouve également d'autres types de conifères. Nous passons devant le plus vieux cèdre du Liban qui aurait plus de 3000 ans mais le plus beau est un grand cèdre que l'on peut à la fois admirer du dessous et du dessus. 


 Le cèdre de 3000 ans


Du parc, nous avons une belle vue sur tout le Chouf. Si le temps avait était dégagé, nous serions montés en haut du mont Barouk pour apercevoir la plaine de la Bekaa mais un voile couvre complètement les hauteurs. Nous aurons sûrement l'occasion de revenir pour une plus longue randonnée. Et je reviendrai avec un pull car la température à cette altitude (1200m) est assez basse même quand il fait 30° en plaine.
Sur la route du retour, nous retrouvons le soleil et en profitons pour déguster une bonne glace de l'enseigne Bachir. Pour 2500 livres on peut avoir un cornet avec 8 goûts! Pour ma part je préfère opter pour un mélange plus simple: pistache et amande.
Avant de retourner à Bchamoun, nous faisons également une halte chez un pépiniériste où nous trouvons du basilic mais pas les autres plantes aromatiques que nous cherchons pour notre balcon.




mardi 17 septembre 2013

Visite d'un autre quartier de Beyrouth et retrouvailles

Dimanche matin, nous retournons au centre ville de Beyrouth. Cette fois avec notre voiture de location. Parking gratuit le dimanche, parfait pour flâner à loisir.
Nous arrivons sur les coups de 10h30, les magasins sont donc déjà ouverts. Nous retournons à la librairie pour trouver de quoi lire puis passons par les "souks" (=rues commerçantes piétonnes) où il n'y a toujours pas plus de promeneurs que la fois précédente. C'est les soldes de fin d'été: un petit tour au H&M s'impose. On peut dire que c'est plutôt bien bradé, je repars avec 2 hauts pour 10€.
Ancien bâtiment face aux souks du centre-ville

Entre temps, nous envoyons un message à un ami, qui lui aussi a fait le grand saut entre Nola et Beyrouth, pour savoir où l'on peut le retrouver. Nous le rejoignons dans son quartier, Hamra, qui se trouve à l'Ouest de la ville. C'est aussi là que se trouve son école. C'est l'occasion de visiter un quartier et surtout une rue, el Hamra, très commerçante même le dimanche. Après un verre et quelques spécialités libanaises pris dans une belle cour ombragée de palmiers d'un célèbre café, Ulysse nous fait découvrir les alentours. Nous traversons le campus de l'American University of Beirut (AUB) où nous sommes un tantinet fiers de laisser notre American ID pour gage... Le campus est très joli et très étendu. Un chemin descend jusqu'à la corniche où se trouvent les plages. L'université a d'ailleurs sa propre plage privée, à laquelle nous n'avons pas accès. Nous avons vue sur toute la baie de Beyrouth, assez dégagée ce jour-là. Quel plaisir de retrouver une tête connue de New-Orleans même si nous nous connaissions peu! Nous comparons nos 2 écoles qui paraissent pour le moins différente, de nos classes (moyennes sections) et partageons nos premières anecdotes sur notre installation.
Pour rentrer chez nous, nous choisissons d'emprunter la route longeant la mer. Celle-ci est tout en contraste: de Hamra à Raouché, c'est le luxe, le tape à l'oeil, les palmiers, les belles plages. Puis on traverse le quartier très pauvre ressemblant à un bidon-ville que nous avions déjà vu après la réunion de rentrée à l'hôtel Corail Beach. Il faut ensuite circuler par la "banlieue sud", c'est-à-dire une zone où il ne faut pas s'arrêter car contrôlée par le Hezbollah. On rejoint enfin l'autoroute longeant la mer. Celle-ci est beaucoup plus fluide que l'autre.
Le front de mer vers Raouché

La banlieue sud, photo prise pour les drapeaux et la photo...

Un bon dimanche de passé avant de réattaquer pour une nouvelle semaine!

PS: les photos sont prises à la volée en passant en voiture. De meilleures à venir...

Location de voiture et premières courses...à Carrefour!

Après 2 week-end "enfermés" dans Bchamoun, nous décidons de louer une voiture pour une semaine. Au départ l'idée était de partir le vendredi soir pour Byblos à 50km et d'y passer tout le week-end. Mais un petit problème technique nous a empêché de louer la voiture dès le vendredi. En effet, jeudi soir nous n'avons pas pu avoir de connexion internet et donc pas de réservation en ligne pour la location de voiture. Nous tentons le lendemain mais la réservation en ligne ne peut pas se faire le jour-même. J'appelle donc la compagnie Budget qui se trouve à l'aéroport. On me répond dans un anglais plus qu'approximatif que c'est fermé ou qu'il n'y a plus de voitures (pas sûre de l'avoir comprise...). Dépités, nous réservons une voiture pour le lendemain matin et appelons un taxi pour nous rendre à l'aéroport.

Le service chez Budget est loin d'être aussi efficace qu'on y était habitué aux USA. Il a fallu environ 30 mn à l'agent pour finaliser notre réservation alors que nous étions les seuls clients... Nous repartons enfin au volant d'une Renault Sandero noire à boîte manuelle (ici ce n'est pas inscrit Dacia). Thomas ayant chopé un sacré rhume, nous abandonnons l'idée de partir en week-end et nous rabattons sur une virée à Carrefour afin de faire les emplettes des objets nous manquant pour l'appartement. Etant passée une fois devant ce centre commercial, je parviens à indiquer la route à Thomas. Carrefour se trouve dans un mall géant à 4 étages situé à 10-15 minutes de chez nous. Dans la galerie, c'est le même lèche vitrine qu'aux USA ou qu'en Europe (Tommy Hilfiger, H&M, Marks et Spencer, Lacoste, Guess, Esprit, Clarks, Converse, Crocs...) et les mêmes food court (Starbucks, Pinkberry, Haggen Dasz, Burger King...). Une seule grosse différence, nous sommes samedi, il est 11h00 du matin et les allées sont pratiquement vides. Un bonheur pour faire ses courses à Carrefour. Nous sommes d'ailleurs ravis de revoir exactement tous les produits que nous pouvons trouver en France avec en surcroît des produits locaux. Nous repartons avec un caddy bien chargé et une nouvelle TV led pour que Thomas puisse utiliser sa PS3, of course! Au final, les courses à Carrefour reviennent moins chères qu'à la supérette de notre ville.

Nous la ferons brève car tous les deux nous sommes dans un état léthargique, l'un ayant la crève et l'autre une migraine terrible. Le lèche-vitrine ce sera pour plus tard! Retour à la maison pour une bonne sieste!

lundi 16 septembre 2013

C'est la rentrée


Lundi 9 septembre, ça y est c'est la rentrée après 3 mois complets de vacances! 24 élèves sont inscrits dans ma classe mais 16 seulement montreront leur frimousse ce jour-là. J'apprends plus tard dans la journée que 3 d'entre eux se sont inscrits dans d'autres écoles et que 3 autres arriveront la semaine suivante. 
Je suis agréablement surprise de voir que mes moyennes sections ont déjà de bonnes habitudes de classe. Ils ont tous fait une PS à part un élève qui vient de crèche. Ça change car pendant 2 ans, j'avais eu des groupes d'élèves aux cursus très hétérogènes. En langage, c'est également une très bonne surprise car ils ont déjà un bon niveau de français et construisent des phrases avec du vocabulaire varié. Ici, on est loin de la vraie immersion où les élèves ne savent pas encore échanger en maternelle. Il est vrai que certaines familles parlent français mais beaucoup d'autres ne parlent que arabe, anglais, russe ou espagnol et pourtant ces enfants-là sont aussi à l'aise en français. Le bain plurilingue dans lequel les libanais vivent y est sûrement pour quelque chose: même si on ne parle pas français à la maison, on peut fréquemment entendre du français au quotidien dans les rues. 
La rentrée s'est donc bien déroulée dans la classe malgré la chaleur régnant dans la classe. Ma classe est en effet une salle mansardée sous les toits donc il y fait très chaud. Idem en récréation où il y a peu d'ombre.
Le matériel (en toute discipline) manquant atrocement en maternelle, mercredi après l'école, nous partons une collègue et moi passer une commande auprès d'un magasin spécialisée dans les écoles maternelle à quelques kilomètres de l'école. Ça me rappelle les courses faites il y a 2 ans à Educators avec mes collègues en Louisiane (clin d'œil!). Maintenant, on attend avec impatience que cette commande soit livrée!
Après une semaine de reprise, je peux dire que le rythme scolaire au Liban est plutôt difficile et fatiguant. Nous travaillons de 7:40 à 14:10 sur 5 jours avec 2 récréations de 20 mn que nous surveillons presque toutes car la cour est assez dangereuse donc il faut être nombreux. Les élèves mangent un goûter avant chaque récréation, pas de vrai lunch. Sans aucune coupure, la journée d'école, bien qu'elle soit courte, est donc vraiment intense et épuisante. Pour le moment, je n'arrive pas à trouver le temps de manger le midi mais entre le petit déjeuner vers 7h00 et le dîner, ça fait long! Vers 15h00, une fois chez nous, nous n'avons pas le courage de faire à manger et avons plutôt une grande envie de sieste! Un rythme à prendre...
En pleine réalisation d'une fresque pour notre montée d'escalier

Les primaires dans leur récréation avant le début des cours

lundi 9 septembre 2013

Une virée dans Beyrouth

Samedi midi, après notre entretien avec le proviseur de l'école et 2 secrétaires généraux de l'association dont l'école fait partie, Émilie et Julien sont venus nous chercher aux alentours de midi pour nous emmener faire un tour de Beyrouth afin que nous ayons une première vision des différents quartiers. 
Premier arrêt dans le centre ville de Bchamoun pour goûter nos premiers man'ouché (sorte de petite pizza libanaise) que l'on déguste au thym (zaatar), au fromage (jebneh) ou les 2 (cocktail). On peut ajouter des légumes en extra (tomate, concombre, olive). Les libanais le mangent souvent au petit déjeuner. Vers midi il n'y en a donc plus beaucoup dans les boulangeries. Vraiment savoureux et ça cale plutôt bien. Dans notre école, ils en vendent à la récréation du matin pour 500 LTB (0,25€). 
Nous passons ensuite devant le Spinniz, un grand supermarché dans Beyrouth très pratique pour les courses puis devant la place Cola d'où l'on peut prendre les cars qui mènent au sud du Liban. La circulation est dense dans ces quartiers mais plus on s'approche du centre de Beyroth plus le trafic se raréfie. Nous nous garons près de la grande mosquée de Beyrouth pour visiter à pied. Juste à côté de celle-ci se trouve quelque chose de très étonnant. Sous une immense tente blanche ouverte au public se trouve le cercueil de Rafiq Hariri, président du conseil assassiné en 2005 à cet endroit. Il n'a jamais été enterré depuis. Un peu plus loin, on trouve la place des martyres dont la statue est encore criblée de balles. Viennent ensuite des rues piétonnes et des souk modernes avec toutes les grandes marques occidentales. Dans ce quartier, tout est impeccable, neuf. C'est la vitrine de Beyrouth. Le contraste avec le reste de la ville est fort. C'est aussi là que se trouvent quelques vestiges de l'Antiquité, des thermes notamment. Nous sommes samedi après-midi et les rues sont désespérément vides, d'autant plus pour une capitale. On croirait voir un décor de cinéma à l'abandon. La couverture d'un magazine local sur les présentoirs de la librairie Antoine affiche à la une une photo de la place de l'étoile à Beyrouth complètement vide. L'article évoque la fuite des touristes et le repli temporaire des libanais, restant chez eux, évitant toute sortie inutile. Nous retournons vers la voiture, croisant à chaque détour d'une rue, des militaires ou des barbelés bloquent certains accès.
Nous repartons en voiture pour aller visiter le quartier ou Émilie et Julien habitent depuis la rentrée. Un quartier beaucoup plus populaire où les immeubles d'habitation s'accumulent et où la circulation est dense (=ça klaxonne partout!). Après un petit tour dans un magasin pour profs (joies de la rentrée quand les fournitures ne sont pas arrivées), nous visitons leur appartement. Un deux chambre tout neuf pour 700$. Mais pour ce prix, il n'y aucun équipement: ni clim ni chauffage ( les hivers sont pourtant froid), aucun équipement dans la cuisine ni la salle de bains (pas même un miroir) et chaque fenêtre donne sur un vis à vis direct. Les logement à Beyrouth sont excessivement chers...
En bas de l'immeuble, nous dégustons quelques falafels avant de nous rendre chez un autre couple de français de l'école qui s'est installé ici il y a un an avec leurs 3 enfants. Leur immeuble n'est qu'à 10mn à pied mais en quelques rues, le climat change. Nous traversons en effet un quartier habité par beaucoup de syriens, de membres du Amal et du Hezbollah. Par ci par là, quelques drapeaux syriens ou de ces 2 partis, et comble de tout, un portrait du président syrien. Nous ne nous sentons pas particulièrement en insécurité mais l'atmosphère est des plus étranges. On se fait tous les 4 la remarque que 4 occidentaux dans ces rues pourraient éveiller des remarques anti américaines ou anti françaises. C'est pourtant là qu'habite notre collègue. Nous prenons le café chez eux. Ils ont choisi cet appartement pour son prix, il est entièrement meublé et sa proximité avec l'école. Ils sont en effet à quelques minutes à pied du campus de notre école à Beyrouth. 
Cette petite visite m'a un peu refroidi sur notre envie de déménager à Beyrouth. Finalement, le calme de la banlieue est appréciable.
C'est de nuit que nous repartons vers Bchamoun. Il faut dire que le jour tombe tôt, vers 19h en septembre.
Mercredi nous devrons retourner à Beyrouth pour un rendez vous à l'ambassade française, un quartier que nous n'avons pas encore vu.


jeudi 5 septembre 2013

Premiers pas dans Beyrouth

La grande réunion de pré-rentrée a lieu le 4 septembre dans un grand hôtel Sheraton aux abords de Beyrouth. Notre collègue de CE2 qui habite près de l'école nous prend au passage. Pas trop de bouchons ce jour-là car il y a une grande grève générale au Liban pour protester contre la situation économique critique du pays. Malgré tout, la conduite est difficile, stressante: voitures et camions nous collent et klaxonnent pour avancer plus vite, nous doublent de tous côtés sur l'autoroute. En ville, ce n'est guère mieux, les feux ne sont pas allumés, les panneaux ne sont pas respectés: c'est à qui saura s'imposer. Les scooters se faufilent partout et sont souvent très dangereux. Pas facile non plus de se repérer quand on ne connait pas puisqu'il y a très peu de panneaux de direction.
A l'entrée de la ville, on observe une enfilade de publicités pour de grandes enseignes américaines. Pas de dépaysement pour nous, on peu trouver ici n'importe quelle grande chaîne américaine ou française.
Le quartier où nous allons est plutôt fait de grands immeubles assez récents. Beaucoup sont en construction. On ne verra pas le centre ville puisque l'hôtel est situé dans un quartier au sud de la ville et en bord de mer.
Pour pénétrer sur le parking, 2 agents de sécurité ouvrent et fouillent les coffres, passent la voiture au détecteur d'explosif. Depuis quelques jours, les mesures de sécurité sont renforcés et c'est ainsi pour entrer dans chaque magasin ou quartier de Beyrouth.
L'hôtel dans lequel se passe la réunion est très luxueux et la clim est encore plus forte qu'aux Etats-Unis! Une différence de 25° entre l'intérieur et l'extérieur! Deux campus du groupe scolaire sur 3 sont présents: celui de Tyr ne s'est pas déplacé à cause du contexte actuel où tout déplacement est déconseillé. Environ 90 personnes sont présentes avec une nette minorité française (moins de 10 personnes) bien que l'école soit un établissement homologué par le ministère français. Des représentants de l'Aflec, les directeurs de l'école mais aussi des représentants du consulat et de l'inspection sont présents. 
4h plus tard, nous repartons pour Bchamoun avec une autre collègue. Pas le temps donc de visiter un peu plus la capitale. Nous traversons quelques quartiers très pauvres, tranchant complètement avec le précédant pour rejoindre l'autoroute. Cela dit, il est clair que cela nous a permis de nous fixer sur un objectif: déménager à Beyrouth quand la situation sera plus stable car il y aura beaucoup plus de choses à découvrir que dans notre petite ville de banlieue.
Sur le retour, beaucoup de militaires font la circulation en toute nonchalance. Certains sont rivés sur leur téléphone portable.
Nous avons hâte de retourner à Beyrouth et d'explorer d'autres quartiers. Peut-être samedi...

Pour plus d'infos sur la situation économique et les grèves:
http://www.lorientlejour.com/article/831525/liban-apres-la-greve-davertissement-une-menace-descalade.html

mercredi 4 septembre 2013

Des similitudes avec la Louisiane?

- les insectes: encore plus de moustiques qu'en Louisiane. On ferme bien les fenêtres dès la tombée du jour, vers 19h00 mais malgré cela ils arrivent quand même à rentrer. Ils résisteraient même à l'hiver, coriaces!
 Les fourmis: ne laisser trainer aucunes miettes ou toute la colonie rapplique. 
Les cafards: eh oui mes chers amis de Louisiane se trouvent aussi ici et adorent passer par les canalisations de la baignoire. 
Autre petite bête: les lézards. On en a 2 pensionnaires chez nous. S'ils pouvaient se goinfrer de moustiques ça m'arrangerait!
- la notion du temps: toujours rajouter quelques jours aux délais annoncés... 
- la chaleur étouffante mais moins humide tout de même.
- les routes chaotiques.